Doorzoek volledige site
20 februari 2019

Pas de Plan climat sans le secteur de la construction - Débat sur l’impact environnemental de la construction à Batibouw

Quel est l’impact environnemental de la construction et que peut faire le secteur pour le réduire ? Une question brûlante d’actualité sur laquelle débattront cinq experts le jour d’ouverture de Batibouw aux professionnels. Batibouw et architectura.be, organisateurs de l’événement, ont pu réunir quelques grands noms, qui ont tous une vision sur le futur de la construction.

 

Ce n’est ni le trafic automobile, ni les innombrables (et souvent inutiles) trajets en avion qui rejettent le plus de CO2 au niveau belge, mais nos habitations - à l’exception notoire de la navigation internationale. Par ailleurs, le secteur de la construction a parfois mauvaise réputation, accusé de dilapider l’espace disponible et les matières premières, les matériaux de construction en fin de vie générant une immense montagne de déchets.  

En Flandre, le bouwmeester Leo Van Broeck a sonné la fin de la récréation, anticipant les revendications des jeunes défilant dans nos rues pour sauver le climat. Le fil rouge de son argumentation est qu’il ne faut pas limiter la discussion à une simple question énergétique.  Pour Leo Van Broeck - qui sera l’un des intervenants lors du débat en néerlandais précédent celui en français - un meilleur aménagement du territoire est la clé du défi climatique. Raison pour laquelle il a instauré un ‘stop au béton’ pour 2040. La Wallonie devrait suivre en 2050.

L’étalement urbain si typique de notre petit pays n’est pas sans conséquence sur la mobilité. Un constat que les promoteurs immobiliers intègrent désormais dans leur réflexion. Longtemps parties du problème, sont-ils désormais à la source de la solution ?  Pour Aubry Lefebvre, administrateur-délégué de Thomas & Piron Bâtiment, « le climat est un des enjeux et défis majeurs de notre société.  En tant que promoteur-constructeur, notre impact environnemental guide notre réflexion à chaque étape des projets (captation, conception, construction, commercialisation). » Nous apprendrons comment lors du débat.

L’impact environnemental de la construction dépasse la problématique énergétique et l’usage raisonné de l’espace disponible. Il est également lié à la façon dont nous exploitons les matières premières et utilisons les matériaux de construction.  Pour Catherine De Wolf, chercheuse à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), il est temps de changer les choses. « La construction produit un tiers de tous les déchets en Europe. Il est donc urgent de passer d’une économie linéaire à une économie circulaire et donc de transformer les déchets en matériaux de construction. »

Une opinion que partage Bruno Busch, administrateur Neo&Ides sprl, cellule Energie du groupe Greisch : « Pour sa conception, sa construction et son exploitation, tout bâtiment consomme une quantité non négligeable de ressources avec pour conséquence des déchets et des émissions de polluants. Il est grand temps de mettre en place des stratégies communes entre les différents acteurs pour limiter les impacts sur notre environnement. »

Directeur général de la Confédération Construction Bruxelles, Jean-Christophe Vanderhaeghen nous dira ce qui se fait déjà en la matière et quels sont les obstacles à une construction de plus en plus circulaire. Peut-être attirera-t-il aussi notre attention sur la dimension sociale de la construction durable : construire des logements accessibles et adaptables.

Enfin, pour Alain Wouters, architecte et associé chez Art & Build Architects Scrl, « Qualités spatiales et évolutivité, territoires, villes, quartiers et bâtiments à énergie positive, innovations bio-inspirées et travail collaboratif doivent alimenter nos réflexions et nos actions pour un habitat respectueux de l’environnement global. Pour plus d’audace, d’innovation bio-inspirée, de créativité et de collaboration dans l’architecture à la recherche de nouvelles formes d’habiter et de construire. »

Interaction avec le public

Le public sera invité à participer au débat de manière interactive. Avec son smartphone, chacun pourra donner son avis sur un certain nombre d’affirmations mais également poser des questions aux participants à la table ronde.

Un débat distinct en français et en néerlandais

Ce sont en réalité deux débats sur le même thème qui sont au programme, avec des intervenants différents. Un premier débat, en néerlandais, rassemblera le bouwmeester flamand Leo Van Broeck, Marc Dillen (Directeur général Confédération Construction flamande), Kristoff De Winne (manager Corporate Office chez Matexi), Wim Boydens (professeur à UGent et CSTO du bureau d’études Boydens), Catherine De Wolf (chercheuse à l’EPFL) et Frank Vanhove (managing director de Foamglas Benelux et président de BMP/PMC). Ce débat sera modéré par Rik Neven, gérant de Redactiebureau Palindroom et architectura.be.

Le débat en français suivra immédiatement le débat en néerlandais et sera modéré par Philippe Selke, rédacteur en chef francophone d’architectura.be. Il réunira Catherine De Wolf (chercheuse à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), Jean-Christophe Vanderhaeghen (directeur général de Confédération Construction Bruxelles), Aubry Lefebvre (administrateur-délégué Thomas & Piron), Bruno Brusch (cellule énergie du bureau Greisch) et Alain Wouters (Art & Build).

Infos pratiques

  • Lieu : Batibouw, Conference Room Palais 5
    Date : jeudi 21 février 2019
    Programme :
  • 14.00: débat en néerlandais
  • 15.30: débat en français

Plus d’info :  architectura.be, info@architectura.be, 011 56 19 50

GERELATEERDE DOSSIERS