Akoestiekfabriek et De Meuter se soutiennent dans leur volonté de privilégier le réemploi

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Dans le but de ne plus démolir ou de jeter les matériaux de construction réutilisables sur les chantiers, mais plutôt de les collecter, les remettre en état et les revendre, l'entreprise belge De Meuter, experte en travaux de terrassement et de démolition, a fondé ReMeuter il y a quelques années. Akoestiekfabriek, qui fabrique des panneaux acoustiques à partir de panneaux de laine de roche usagés, collabore de manière structurelle avec ReMeuter afin de s'assurer un approvisionnement suffisant en matières premières récupérées.

ReMeuter, qui a été lauréat en 2023 du BeCircular, une initiative qui soutient financièrement des projets circulaires à Bruxelles, collabore avec Coliseum, qui stocke les matériaux récupérés et les vend via un webshop. ReMeuter propose également directement des matériaux à une clientèle spécifique.

 

Matières premières et conception circulaires

Akoestiekfabriek, qui fabrique des panneaux acoustiques composés à 90 % de panneaux de laine de roche récupérés et dont les cadres en MDF sont en partie constitués de chutes de bois, est l'une des entreprises qui font directement appel à ReMeuter.

« Grâce à notre collaboration avec ReMeuter, nous nous assurons un approvisionnement suffisant en panneaux de laine de roche usagés et en bois résiduel », explique le fabricant, qui procède lui-même à la récupération des panneaux de laine de roche lorsqu'il le peut.

Les panneaux d'Akoestiekfabriek sont d'ailleurs circulaires non seulement parce qu'ils sont presque entièrement fabriqués à partir de matériaux récupérés, mais aussi parce qu'ils sont fixés de manière amovible, ce qui permet de les réutiliser intégralement. Les kits de suspension utilisés pour fixer les panneaux sont également réversibles afin de pouvoir être réutilisés.

 

Être un exemple

« Pour vraiment faire avancer le secteur de la construction circulaire, il faut des acteurs et non des penseurs, des pionniers qui osent prendre des risques pour initier le changement. Nous espérons donc que de nombreuses entreprises suivront l'exemple d'Akoestiekfabriek », explique Mathijs Desiere, chef de projet chez De Meuter. « Il est en effet absurde de voir la quantité de matériaux qui sont encore jetés chaque jour sur les chantiers. »

Selon Mathijs Desiere, la question n'est pas de savoir si la construction circulaire va s'imposer, mais quand. « Avec les critères ESG, qui évaluent la durabilité et la responsabilité sociale des entreprises, l'Europe a déjà fait un premier pas pour soutenir les entrepreneurs circulaires. De bonnes performances ESG attirent les talents, améliorent l'image et peuvent conduire à de meilleures performances financières. Les entreprises qui misent dès aujourd'hui sur la circularité prennent donc une longueur d'avance », conclut-il.

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