Le Musée Horta entreprend une série d’interventions de restauration

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Le Musée Horta, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, mène actuellement un vaste programme de restauration, de restitution et de transformation de la maison-atelier de Victor Horta à Bruxelles. Ce chantier d’envergure s’inscrit dans une vision stratégique à long terme qui dépasse la seule logique d’entretien du bâti. Il vise à préserver l’intégrité architecturale et artistique du lieu, tout en améliorant durablement l’expérience de visite et en préparant les évolutions futures du parcours. 

La première phase du programme concerne les façades, les espaces intérieurs, les collections et l’accueil des publics, et s’achèvera en novembre 2026. Une seconde étape est prévue en 2029, avec l'ouverture du jardin au public et le réaménagement de l'atelier. À travers ce programme, le Musée Horta affirme une double ambition : assurer la conservation d’un chef-d’œuvre de l’Art nouveau confronté aux affres du temps et aux contraintes structurelles, et repenser progressivement l’accueil et la circulation du public afin de rendre la découverte du lieu plus fluide, plus lisible et plus immersive, dans le respect de l’esprit et des intentions de Victor Horta.

Restauration des façades et des éléments constructifs

Les façades côté rue et côté jardin font l’objet de restaurations approfondies visant à répondre à des urgences structurelles liées à l’état des châssis, aux risques d’infiltration et à la corrosion des ferronneries. Ces interventions s’accompagnent d’un travail de restitution des teintes, des matières et des finitions historiques, fondé sur des études stratigraphiques et la mise en œuvre de techniques traditionnelles.

Les châssis sont restaurés en atelier avec des greffes en bois sélectionné pour assurer une continuité esthétique. Les ferronneries et corniches sont reprises, tandis que les éléments en bois sont traités selon des protocoles traditionnels à base de lasure et de vernis marin.

Restitution des espaces intérieurs et des décors

À l’intérieur, la salle à manger et la véranda bénéficient d’une vaste campagne de restauration des bas-reliefs, marbres, mosaïques, briques vernissées, boiseries et mobilier. Ces interventions visent à restituer la richesse des matières, des couleurs et des jeux de lumière caractéristiques de l’ensemble. Les bas-reliefs de Pieter Braecke, recouverts dans les années 1970, sont progressivement dégagés afin de redonner toute leur lisibilité au décor sculpté.

Parallèlement, le musée engage une restitution fidèle de la véranda comme cabinet d’exposition dédié aux collections d’art japonais et chinois de Victor Horta, dans le cadre de partenariats avec le Musée Art & Histoire et des collectionneurs privés, renforçant la cohérence historique et muséographique de l’ensemble.

Dans une logique de transformation à long terme de l’expérience visiteurs, un nouvel espace d’accueil est également conçu dans l’extension moderne du musée par le bureau d’architecture Bureau Nord. Ce projet constitue une première étape vers un futur parcours plus fluide. Elle vise à améliorer l’orientation, le confort et la qualité de l’information, tout en clarifiant la lecture des différentes parties du bâtiment, avec un parti-pris architectural faisant écho, de manière contemporaine, à l’univers de Victor Horta.

Partager les coulisses : une médiation active autour des chantiers 

Tout au long des travaux, le musée développe une médiation spécifique afin de rendre accessibles au public les enjeux, les étapes et les savoir-faire de la restauration patrimoniale. Des dispositifs explicatifs trilingues et illustrés sont installés en façade et dans les espaces concernés. Le site internet, les réseaux sociaux et les visites guidées intègrent également les réalités du chantier.

Dans le cadre du BANAD Festival, des visites de chantier sont proposées en collaboration avec les médiateurs et les artisans, offrant un accès aux coulisses de la conservation et aux métiers du patrimoine.

Un investissement collectif pour un patrimoine vivant 

Ce programme, d’un montant total de 800.000 euros, est rendu possible grâce au soutien d’Urban Brussels, de la Commune de Saint-Gilles et du Fonds Baillet-Latour. Il bénéficie également des ressources propres du musée issues de la billetterie, de la boutique et des privatisations, ainsi que du soutien d’un nouveau mécène.

À travers ce vaste chantier, le Musée Horta affirme sa volonté de faire du patrimoine un lieu vivant, restauré, transmis et continuellement réinterprété, au service des publics d’aujourd’hui et de demain. 

Source CARACAScom

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