Doorzoek volledige site
12 december 2012

Réaménagement du quartier de la rue Neuve

Partant de la demande d’un meilleur environnement pour le quartier de la rue Neuve, et en particulier du réaménagement de la rue Neuve elle-même, Lens°Ass donne une réponse offrant une plus-value significative tant sur le plan urbanistique que commercial et social. Lens°Ass réexamine l’ensemble du quartier en visant comme principale valeur ajoutée le développement d’une nouvelle zone d’habitat urbain. Les interventions proposées partent de la situation problématique actuelle et ont pour but de créer un environnement agréable à vivre, de mieux utiliser l’espace disponible et de relier entre eux fonctionnellement et visuellement des endroits spécifiques.

L’architecte relève un grand nombre de problèmes, qui laissent une impression négative sur la rue Neuve et son environnement :

 

Une seule fonction

Une longue et étroite rue commerçante qui relie deux points chauds de la ville : la place de la Monnaie et la place Rogier. Autour de cet axe, une superficie commerciale de 100 000 m² (71 000 en rez-de-chaussée), dont seulement 25% est effectivement utilisée pour du commerce et du stockage. Cela veut dire qu’environ 75% des bâtiments existants n’ont aucune destination. Un taux d’occupation en chute, ainsi qu’une utilisation limitée dans le temps avec un seul public, augmentent encore la désaffectation. Les étages supérieurs ne sont pas perceptibles par le visiteur, n’ont pas de valeur pour les commerçants et sont ignorés par les potentiels futurs habitants. La demande pour le projet « Habiter la rue Neuve » montre que cette partie invisible de la ville, environ 18 000 m², se prête parfaitement au développement de logements, en plein centre.

 

Qualité des structures et infrastructures

La rue Neuve, en tant que rue, est un ensemble confus de bâtiments, espaces vides, circulation, obstacles et éléments urbains. On y voit un long espace vide, où les éléments commerciaux côtoient des éléments du patrimoine comme le Passage du Nord, l’église Notre-Dame du Finistère et le place des Martyrs. Bien que ces derniers aient une présence forte, ils ne sont pas reliés entre eux, ni avec la rue Neuve. Leur valeur historique et culturelle se voit subordonnée à la fonction commerciale et disparaît dans le paysage urbain. On constate à ce propos que les façades des rez-de-chaussée nient les façades de caractère des étages supérieurs et les rendent ainsi invisibles au visiteur. Les usagers montrent peu de respect pour l’infrastructure existante et le mobilier urbain. Les réverbères sont renversés ou penchés, des détritus encombrent chaque jour une voirie mal entretenue, des graffitis envahissent les murs, … Dans le contexte actuel et sans changer sa fonction, il est impossible que la rue Neuve devienne une zone agréable. Le contrôle social est absent, ce qui augmente encore les dégradations dans le quartier.

 

Confort de la clientèle

Le mauvais état des infrastructures rejaillit sur le niveau de confort des utilisateurs. Le revêtement de la rue Neuve est dans un état lamentable en raison du fait que le trafic de marchandises (fournisseurs) prime sur l’usager faible. Trous béants, plaques d’égout baladeuses,... rendent la flânerie dans la rue commerçante pour le moins désagréable. Les ordures qui traînent laissent une impression négligée et fait en sorte que les gens ne restent dans la rue que peu de temps. Cette impression est encore amplifiée par la grande foule qui y règne aux heures de pointe.

 

Caractère visuel

D’un bout à l’autre, la rue Neuve est faite de matériaux uniformes, sans caractère doux ni dialogue avec l’environnement. L’absence d’espaces verts et d’un bon plan d’éclairage en font un endroit sans perspectives intéressantes. Malgré l’existence de quelques axes visuels importants, ils ne sont pas mis en valeur par manque de matériaux traditionnels ayant un caractère durable et faciles d’entretien. La présence future d’un pavillon sur la place Rogier et la place de la Monnaie rénovée permet d’y conformer la rue Neuve, et d’en faire ainsi un prolongement de ces deux points chauds de la ville.

 

Lens°Ass s’attaque à ces différents problèmes en proposant plusieurs solutions. Ses priorités sont de rendre la rue Neuve habitable et d’embellir tout le quartier. Les solutions proposées sont d’importance et d’ampleur variables. Cela va du réaménagement complet au placement d’espaces verts, de mobiliers urbains et d’objets d’art fonctionnels. Le bureau transforme chacune de ses constatations en une subtile modification.

 

Programme multi-fonctionnel

Partant d’une ruelle existante sur la place de la Monnaie et d’une petite rue située à l’arrière, Lens°Ass propose un nouvel axe d’habitat parallèle à la rue Neuve. En les prolongeant et en les reliant, on crée un chemin privé, dont l’accès peut être interdit par des barrières, en liaison verticale avec les étages supérieurs et les toits verts. Ceux-ci sont convertis en nouveaux logements pour répondre à la demande « Habiter la rue Neuve ». Le fait que l’entrée de ces logements privés ne se fait plus depuis la rue commerçante renforce le caractère domestique du nouveau quartier d’habitation, tout en rendant possible un contrôle social sur ces zones situées à l’arrière, sans pour autant se priver de la relation avec la rue Neuve. L’accès particulièrement aisé au métro, au bus et les possibilités de parking renforcent encore ce potentiel. Tout cela crée une occupation plus équilibrée et dense de l’espace disponible. Le caractère commercial devient complémentaire au caractère résidentiel, de par la présence d’une certaine animation tant de jour que de nuit. Cette solution optimalise l’utilisation de l’espace et ajoute une valeur tant économique que sociale au quartier de la rue Neuve. Les toits des bâtiments existants sont reconvertis en toits verts.

 

Marché de la Monnaie

En démolissant et remplaçant le rez-de-chaussée massif du bâtiment de Brouckère par une succession de pavillons détachés, se crée un espace ouvert en lien avec l’aménagement futur de la place et le théâtre de la Monnaie. L’espace sous le bâtiment peut accueillir des terrasses, des cages d’escaliers et d’ascenseurs, ainsi que des escalators. En plaçant judicieusement les pavillons, on masque la vue du boulevard Anspach depuis le théâtre et on crée de l’espace pour des événements sociaux. Une véritable impression de marché urbain. Lens°Ass propose d’ailleurs de prolonger les mêmes pavés dans la rue Neuve de sorte que celle-ci soit dans la continuité de la place de la Monnaie et du nouveau Marché.

 

Prolongation du Passage du Nord

Cet élément historique typiquement bruxellois n’est presque pas visible dans la rue Neuve et est peu utilisé comme liaison entre le boulevard Anspach et la Place des Martyrs.

Lens°Ass propose de prolonger le revêtement de sol, l’éclairage et la structure des toitures de la rue Neuve jusqu’à la place des Martyrs. Créant ainsi un Passage du Nord prolongé, visible de différents points de vue.

 

Transition

La solution suivante se limite à la combinaison des différents revêtements de sol, entre le Passage du Nord et de Notre-Dame du Finistère. Formant une transition progressive d’un élément historique vers un autre.

 

La place de l’église Notre-Dame du Finistère

La présence de l’église est visuellement renforcée par la pose d’un axe vert avec des objets d’art, perpendiculairement à l’entrée, flanquée du Galeria Inno. Le petite place devant l’église reçoit les mêmes pavés et structures vertes que la place des Martyrs. Des tilleuls palissés encadrent l’église et un mobilier urbain ludique rend l’espace accueillant pour les visiteurs. Lens°Ass propose ici un cadre avec un revêtement de sol similaire à la typologie de laiton de la nouvelle place de la Monnaie.

 

Espace vide

La nouvelle place de pavés est suivie par un asphaltage de la rue commerçante. Lens°Ass prolonge ce revêtement jusqu’à la place Rogier. L’asphalte indique clairement que l’on se dirige vers un important axe de circulation,  le boulevard du Jardin Botanique.

 

Structures vertes

Sur la dernière portion de la rue Neuve, Lens°Ass place une rangée d’arbres qui inscrivent la perspective vers la place Rogier.