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14 september 2020

Surchauffe dans les bâtiments : mieux vaut prévenir que guérir

Illustratie | © Ingenium

Quand nous avons trop chaud, une sensation d’inconfort nous envahit. Nous commençons à transpirer, avons soif, sommes soumis à un stress et nous sentons dépourvus d’énergie. Ce qui fait que nous sommes nettement moins productifs. La limitation de la surchauffe dans les constructions neuves et les rénovations lourdes est donc un must.  

 

Ingenium essaie toujours d’éviter le recours au refroidissement actif en proposant des alternatives moins énergivores et plus durables. La simulation du confort estival est ainsi proposée en standard pour chaque projet. Il existe également une série de points de départ dont il faut tenir compte dès la phase de conception. Ceux-ci se basent sur le principe du Quadras Energetica :

  1. Limitez la demande de froid
  2. Rencontrez la demande restante de manière durable en ayant recours au refroidissement passif
  3. Utilisez l’échange d’énergie dans le cas d’une demande simultanée de chaleur et de froid
  4. Impossible de se passer d’un refroidissement actif ? Mettez-le en œuvre de façon efficiente !

En gardant ces principes en tête, Ingenium est en mesure de donner quelques conseils généraux :

 

1. Mesures passives pour réduire le risque de surchauffe

En appliquant des mesures passives, nous pouvons réduire le risque de surchauffe et ainsi limiter la demande de refroidissement. Quelques possibilités :

  • Prévoyez un vitrage avec un facteur solaire suffisant
  • Prévoyez une protection solaire extérieure sur les façades est, sud et ouest. Une protection solaire intérieure n’a pas ou peu d’effet. Idéalement, il faut mettre en œuvre une protection solaire mobile commandée en fonction du rayonnement solaire. Une autre option consiste en des éléments de protection solaire fixes calculés sur base de simulations.


2. Rencontrez la demande restante de froid de manière durable

Prévoyez une stratégie de ventilation qui utilise l’air extérieur nocturne plus frais pour refroidir la masse du bâtiment. Cela peut se faire avec des grilles ou des fenêtres à ouverture automatique, ou par le biais d’un système de ventilation existant. Autant que possible, laissez libre la masse du bâtiment en évitant les faux planchers et les faux plafonds.

 

3. Existe-t-il une demande simultanée de chaleur et de froid ?

Faites en sorte qu’il puisse y avoir échange d’énergie entre les deux. Ainsi, par exemple, la chaleur qui est soustraite du côté sud du bâtiment peut-elle être portée à plus haute température par une pompe à chaleur et réinjectée dans la partie nord.

 

4. Complétez avec du refroidissement actif mais d’une manière durable

Si un refroidissement (et un chauffage) actif s’avère indispensable, mettez-le en œuvre d’une façon durable. Par exemple en ayant recours à un champ BEO (stockage d'énergie de forage) ou à un échangeur air-sol.

 

Il faut cependant remarquer qu’il existe une zone de tension entre la mise en œuvre de mesures de refroidissement passives (protection solaire) et l’apport de lumière naturelle. Des simulations de confort et de lumière naturelle peuvent ici aider à trouver le meilleur équilibre. Par ailleurs, la notion de confort et donc aussi de surchauffe est éminemment personnelle. Lorsque les utilisateurs peuvent agir sur leur confort (par ex. en ouvrant une fenêtre), des températures élevées sont perçues comme acceptables.