GD Luxembourg : 142 000 logements et 300 000 habitants en plus, c'est possible !

Le ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire et le ministère du Logement ont présenté conjointement les résultats de trois études et analyses portant sur les réserves foncières au Luxembourg. Un élément crucial dans la lutte contre la crise du logement. Un article de Céline Coubray, paru sur Paperjam.lu.

 

L’enjeu est de taille, et la situation urgente, car la question du logement est plus que jamais au cœur des préoccupations des Luxembourgeois. Les prix ne cessent d’augmenter, les biens sont rares, et les solutions tardent à venir. Parmi les points bloquants, le prix du foncier est régulièrement évoqué comme étant une des raisons de la flambée des prix des logements.

Jusqu’à présent, l’État ne disposait pas encore d’outil efficace pour savoir où se trouvent les terrains disponibles pour la construction de logements et manquait de données consolidées sur le sujet. C’est pourquoi trois études ( Raum + , La Note 28 et La Note 29 de l’Observatoire de l’habitat) ont été lancées sur la question du potentiel foncier et sa répartition au Luxembourg. Leurs résultats ont été dévoilés.

142 000 logements sans augmenter les périmètres

Un des grands enjeux de ces études était d’avoir une vision claire des terrains disponibles pour le logement à l’échelle nationale. Pour cela, le département de l’Aménagement du territoire, l’Observatoire du développement spatial et le ministère du Logement avec l’Observatoire de l’habitat ont développé Raum+, un outil méthodologique permettant de repérer les réserves foncières au Luxembourg, et de les qualifier. « Il s’agit non seulement d’un outil qui permet de travailler quantitativement, mais aussi qualitativement sur les terrains disponibles », a expliqué le ministre de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire Claude Turmes (déi Gréng), lors de la conférence de presse qui s’est tenue lundi 29 novembre. Cet outil est à disposition des communes et des conseillers logement afin de les aider à mettre en place une politique active de mobilisation du foncier.

Il en ressort que, sur les 89 communes étudiées (n’ont pas été analysées celles qui n’ont pas encore déposé leur nouveau PAG), la réserve foncière disponible à l’habitat s’élève à 3.750 hectares, ce qui correspondrait à 142 000 unités de logement potentielles, soit plus de 300 000 habitants supplémentaires. Tout ceci en restant dans les PAG existants, sans avoir besoin d’élargir le périmètre constructible, simplement en mobilisant les terrains disponibles.

La suite de cet article est à lire ici.

 

Source: Paperjam.lu
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