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21 januari 2021

Côté Verre : le futur du quartier Léopold à Namur enfin sur les rails ?

Illustratie | Jean-Paul Viguier Architectes
Illustratie | Jean-Paul Viguier Architectes
Illustratie | Jean-Paul Viguier Architectes
Illustratie | Jean-Paul Viguier Architectes

L'entreprise de construction Besix Red a dévoilé jeudi son projet de reconfiguration du quartier Léopold, à Namur, sur des plans de l'architecte français Jean-Paul Vigiuer. La part réservée aux commerces a notamment été diminuée pour faire place à plus de mixité. La requalification du quartier, situé en plein centre-ville à proximité de la gare, est sur la table depuis plus de 10 ans. Jusqu'à présent, aucun accord n'avait pu être trouvé. Les remarques de la population étaient encore nombreuses lorsque la dernière mouture du projet a été présentée en juin 2019. Celle-ci n'a d'ailleurs finalement jamais été soumise à enquête publique.

 

Entretemps, Besix Red et la Ville de Namur se sont remis à l'ouvrage pour proposer un nouveau périmètre de remembrement urbain (PRU). Celui-ci sera présenté au conseil communal mardi prochain, puis soumis au gouvernement wallon en vue d'une adoption provisoire. Une formalité administrative nécessaire pour intégrer l'aspect logements.

Par rapport au projet de 2019, la surface dédiée aux commerces et à l'horeca passe de 20.000 à 18.000 mètres carrés. Celle vouée aux bureaux augmente quant à elle de 8.000 à 10.000 mètres carrés. Celle occupée par les espaces publics passe de 3.200 à 4.000 mètres carrés. Enfin, celle dédiée aux logements reste sensiblement identique, avec 11.600 mètres carrés annoncés. Dans le même temps, le nombre de places dans le parking souterrain envisagé passe de 1.100 à 900 places.

 

Un projet plus mixte, mieux intégré, plus vert

Si les différences sont menues, le PRU présenté offre donc plus de mixité entre les différentes fonctions que devraient remplir le site. En sus, Besix Red et la Ville de Namur insistent sur la "réversibilité" des surfaces. Autrement dit, des commerces pourraient, par exemple, être transformés en logements ou en bureaux, selon l'évolution de la demande au fil des années.

Les gabarits et volumes des bâtiments, inspirés de l'architecture à étages de la Citadelle de Namur et ornés de toitures végétales, ont aussi été revus pour qu'ils s'intègrent mieux dans le paysage. De même, l'infrastructure présentée se veut plus écologique que jamais, optimisation des circuits d'eau et récupération de la chaleur à l'appui. En prime, la grande verrière coiffant une partie des espaces publics pourrait être rétractable pour offrir davantage d'ouverture sur le reste de la ville.

"Notre objectif principal est d'amener une connectivité avec la gare, la rue de Fer et la rue de l'Ange", a expliqué Besix Red. "Au-delà de la mixité, le quartier Léopold tel que nous le concevons se veut un distributeur de flux, un connecteur qui doit offrir une plus grande attractivité à Namur."

 

Satisfaction des édiles locaux

Sur le plan commercial, le complexe doit permettre d'attirer de nouvelles enseignes dans la capitale wallonne. Pour cela, il table sur des surfaces commerciales de minimum 200 mètres carrés, alors qu'elles sont limitées à environ 100 mètres carrés actuellement dans le centre-ville. "L'enjeu est aussi que certaines enseignes ne quittent pas Namur", a souligné le bourgmestre, Maxime Prévot (cdH).

"Il est nécessaire, voire vital de redynamiser le centre-ville", a déclaré l'échevine de l'Attractivité urbaine, Stéphanie Scailquin (cdH). "L'objectif est que le quartier Léopold forme un véritable centre commercial à ciel ouvert avec la rue de l'Ange et la rue de Fer, jusqu'à la Confluence."

"Le projet qui est train de s'esquisser est vraiment satisfaisant", a encore commenté Maxime Prévot. "Il répond d'ailleurs en tout point aux balises qui avaient été fixées par les citoyens qui se sont impliqués dans les ateliers de co-construction. On est dans un projet réellement mixte, avec de la vie toute la journée et en soirée, pas un endroit qui risque de devenir glauque. Même l'éventuelle reconversion des surfaces a été pensée pour que le quartier puisse s'ancrer durablement dans Namur."

Après l'approbation provisoire par le gouvernement wallon, le PRU sera soumis à enquête publique. Les autorités communales espèrent pouvoir introduire une demande de permis intégré à la fin de l'année, en vue de son obtention fin 2022. Les travaux pourraient alors commencer début 2023 pour se terminer fin 2025.