Le nouveau bâtiment des Archives de l’État à Namur inauguré (Atelier de l'Arbre d'Or)

Le 7 mai 2014, le nouveau bâtiment des Archives de l’État, situé boulevard Cauchy à Namur, a été inauguré. L’immeuble, qui peut contenir 35 km d’archives, a permis de rapatrier les 7 km d’archives dispersés par manque de place et accueillera les fonds et collections pour les 25 prochaines années au moins. Le projet a été dessiné par Atelier de l'Arbre d'Or en collaboration avec Matriciel, ainsi qu'avec les bureaux d'études Greisch,  Felgen et Luxconsult.

« Le bâtiment s’intègre parfaitement à l’environnement urbanistique et permet de créer un obstacle visuel et un écran antibruit pour le quartier. Il se compose d’une zone d’archives, d’une zone publique avec salle de lecture, salle pour séminaires, bibliothèque, etc. et d’une zone de bureaux » explique le Secrétaire d’État à la Régie des Bâtiments.

L’ancien bâtiment des Archives de l’Etat n’avait pas la capacité nécessaire pour stocker toutes les archives et ne répondait plus aux normes en vigueur. Aucune extension n’étant possible, le choix s’est porté sur un marché de promotion et la construction d’un nouveau bâtiment, boulevard Cauchy.

Il n'a fallu qu'un an et demi aux entrepreneurs Thomas & Piron et Galère pour construire le bâtiment.


Bâtiment lumineux

La façade, largement ouverte, comprend deux espaces distincts : les bureaux et les espaces publics, séparés par un noyau commun (les sanitaires et les circulations). Les matériaux utilisés sont des briques de parement de teinte rouge-brun et un bardage métallique en partie supérieure de ton gris anthracite. Les châssis sont en alu, de ton gris anthracite.

Le bâtiment prévoit deux entrées : l’entrée publique se situe à l’extrême droite du site, tandis que l’entrée de service pour le personnel se trouve à l’extrémité gauche, en communication directe avec un parking (13 emplacements), un abri pour vélos et une zone de déchargement.


Trois zones distinctes

Le bâtiment, d’une surface totale brute de 9 431m², se compose de trois grandes zones : 

  • une zone d’archives, adossée au chemin de fer, pouvant contenir 35 km d’archives. Ces magasins d’archives (aux portes de couleur différente à chaque étage) sont distribués verticalement par une gaine de deux monte-charges située au centre du bâtiment afin de limiter la circulation horizontale.
  • une zone ouverte sur l’espace public comprenant différents plateaux spacieux abritant : une salle polyvalente pour l’organisation de colloques, conférences ou expositions, une cafétéria et un lobby au rez-de-chaussée ; une salle de lecture pour la consultation des originaux, des microfilms et de sources digitalisées au 1 er étage ; une salle pour séminaires au 2e étage, destinée à l’accueil de groupes d’étudiants ou de chercheurs amateurs et professionnels ; une bibliothèque d’histoire namuroise et administrative au 3e étage.
  • une zone de bureaux, située à l’extrémité du bâtiment, facilite le contrôle d’accès. Les grands espaces (grands bureaux et salles de réunion) se trouvent au dernier étage.

L’intérieur du bâtiment est très lumineux grâce aux nombreuses baies vitrées et est aménagé avec des tons sobres et clairs, rehaussés de touches colorées (portes, mobilier, etc.).


Construction durable

La construction de ce bâtiment s’inscrit dans une logique environnementale aussi bien dans la conduite des travaux (gestion des nuisances sur le chantier, utilisation de matériaux durables, etc.) que dans la gestion du bâtiment (utilisation d’énergies renouvelables, contrôle de l’hygrothermique, utilisation optimale de la lumière naturelle, etc.). Le bâtiment présente d’ailleurs un niveau d’isolation thermique global K16 (K22 pour les bureaux et espaces publics et K11 pour les archives) et un niveau de performance énergétique global Ew55. Un certificat Valideo (cer tification de construction durable) lui a également été décerné.

Les locaux d’archives sont climatisés. La température et l’humidité y sont contrôlées automatiquement dans le respect des plages de conservation des documents. La production de chaleur est assurée par deux chaudières à gaz à condensation avec récupérateur d’énergie des fumées. Les installations de ventilation sont du type à double flux avec échangeur de récupération pour une consommation réduite d’énergie. La régulation des installations est assurée de façon autonome par une gestion technique centralisée (GTC) modulaire et évolutive.

Le bâtiment est équipé d’une installation de récupération de l’eau de pluie, qui alimente les toilettes et les points de puisage pour l’entretien des abords.

L’éclairage a été étudié avec des luminaires à haut rendement et avec des lampes à très basse consommation d’énergie. Il est géré à l’aide d’outils de commande efficaces qui varient suivant les zones : réglage automatique du flux lumineux en fonction de la lumière naturelle, sondes de présence, horloges, minuteries, etc.

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