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20 oktober 2021 | PHILIPPE SELKE

Restaurée, la Maison du Prieur du Rouge-Cloître entame une seconde vie

Illustratie | Georges De Kinder
Illustratie | Georges De Kinder
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Illustratie | Georges De Kinder
Illustratie | Georges De Kinder
Illustratie | Georges De Kinder
Illustratie | Georges De Kinder

Un vent nouveau souffle sur le site de Rouge-Cloître à Auderghem. Inoccupée depuis 20 ans, la Maison du Prieur s’apprête enfin à retrouver une seconde vie. Lancés à l’initiative de la Région bruxelloise en 2019 et menés par les bureaux d’architecture Origin et LD2, les travaux de restauration et de rénovation de ce lieu d’exception, joyau du patrimoine régional, sont aujourd’hui terminés. A terme, le lieu abritera un espace Horeca et accueillera, à l’étage, des événements de types socio-culturels.

 

La Maison du Prieur du Rouge-Cloître est l’un des plus anciens vestiges de l’ancien cloître, construit entre le 14ème et le 15ème siècle et ayant connu de grandes phases de transformation au cours des 17ème et 18ème siècles.

Au moment de démarrer le chantier, le bâtiment présentait d’importantes dégradations ainsi que des problèmes de stabilité au niveau du plancher du premier étage. Par ailleurs, les contraintes attenantes au projet de rénovation étaient considérables. Patrimoniales d’abord, puisque le bâtiment et son site sont classés, environnementales ensuite puisque la Maison du Prieur est située en zone protégée (Natura 2000) et présente des enjeux importants en termes de biodiversité, liées notamment à la présence de chauves-souris dans ses combles.

 

Équilibre entre site, nature, patrimoine et nouvelle affectation

L’enjeu de la restauration consistait donc à intégrer ces différentes contraintes et à trouver un juste équilibre entre site, nature, patrimoine et nouvelle affectation. Le bâtiment doit en effet accueillir les visiteurs du site du Rouge-cloitre et regroupe diverses fonctions. Il est à la fois, lieu de petite restauration mais également un lieu d’événements à connotation culturelle. 

Pour parvenir à cet équilibre, les interventions de restauration/réaffectation ont joué sur plusieurs aspects :

  • Le respect de l’historicité et de l’authenticité du bien par la conservation et la restauration de tous les éléments subsistants et récupérables (planchers, cloisons, escaliers, voûtes, consoles, châssis, etc.) ;
  • La reconstitution de certains éléments disparus afin de retrouver la lecture architecturale originelle (baie ogivale manquante, console, voûte du cloître, etc. ) ;
  • Le marquage des anciennes jonctions avec les autres ailes du cloître (aujourd’hui disparues) par une intervention contemporaine et en lien avec les aménagements du site ;
  • La mise aux normes du bâtiments dans le respect des éléments patrimoniaux ;
  • L’intégration des nouveaux équipements en harmonie avec l’existant ;
  • L’aménagement des abords dans la continuité du projet initié par Bruxelles Environnement et selon le plan R.P. Culp de 1786 ;
  • La préservation des combles comme lieu de reproduction des chauves-souris.

 

Durant toute la durée du chantier, la fonction patrimoniale du site s’est entièrement mise au service de la rénovation et de la mise en conformité du bâtiment. Les interventions contemporaines ont été réalisées afin que les visiteurs et visiteuses puissent se préfigurer l’aspect du lieu tel qu’il était dans sa période faste. Grâce à cette belle réalisation, Région et les architectes en charge du projet sont aujourd’hui heureux d’apporter une nouvelle dynamique à ce lieu chargé d’histoire et ont hâte de vous le faire découvrir.

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