La chapelle des Augustines, un patrimoine réinventé par Binario Architectes
À Rebecq, la chapelle des Augustines, désacralisée depuis plus de vingt ans, renait sous les traits d’une bibliothèque communale. Ce projet rassemble patrimoine et modernité grâce à l’intervention de Binario Architectes.
Un patrimoine chargé d’histoire
La chapelle des Augustines, construite au XVIIe siècle, a longtemps servi de lieu de culte avant d’être désacralisée au tournant des années 2000. Ce bâtiment emblématique, situé en plein cœur de Rebecq, a traversé les siècles en conservant son charme et son caractère historique. Après des années d’inactivité, la commune a vu en ce lieu un potentiel pour redynamiser son centre-ville et offrir un nouvel espace culturel à ses habitants.
La métamorphose en bibliothèque communale
Inaugurée début juin 2026 après deux ans de chantier, l’ancienne chapelle abrite désormais près de 20 000 ouvrages, des zones d’étude, un espace numérique et des salles de conférences. L’objectif était clair : transformer ce lieu de culte en un espace culturel fonctionnel, tout en respectant son âme historique.
Réinventer les lieux existants : un défi architectural
La reconversion de la chapelle des Augustines est un exemple pour un enjeu majeure de l’architecture d’aujourd’hui : réinventer les lieux existants plutôt que de construire du neuf. Ce projet s’inscrit dans une logique de préservation du patrimoine, tout en répondant aux besoins actuels de la population. La chapelle, avec ses volumes imposants et son architecture unique, offrait un cadre idéal pour accueillir une bibliothèque moderne.
Les aspects techniques : charpente et mezzanine
Pour adapter l’espace à sa nouvelle fonction, d’importantes interventions structurelles ont été nécessaires. La charpente, notamment celle de la chapelle du XIXe siècle, a fait l’objet d’une attention particulière. Des réparations ont été réalisées pour renforcer les fermes, les pannes, les entraits et les arbalétriers, tandis que des assises en tête de mur ont été ajoutées pour soutenir de nouvelles fermes. Ces travaux ont permis de stabiliser l’édifice et de préparer son aménagement intérieur.
Afin de maximiser la surface utile sans dénaturer les volumes historiques, une mezzanine a été installée. Cette structure, soutenue par une poutre treillis métallique, s’intègre harmonieusement dans l’existant, tout en offrant un étage supplémentaire pour accueillir davantage d’ouvrages et de postes de travail.
Le projet repose sur un parcours central : des espaces ouverts et des plans inclinés relient les différentes zones, assurant une circulation fluide et accessible à tous.
Un projet collaboratif et ambitieux
Le chantier a nécessité un investissement global de 4,5 millions d’euros. Un subside de 2,2 millions de la Région wallonne et 500 000 euros de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont permis de concrétiser ce projet ambitieux. La bibliothèque, désormais opérationnelle, marque l’aboutissement d’un long processus initié en 2007 sous l’impulsion du cercle d’histoire locale.