Archi-militant | Stéphanie Scailquin : l'échevine qui préfère l'urbanisme à la punchline
A la punchline d'un Hedebouw, d'un Magnette ou d'un GLB qui s'autorisent trop souvent des avis péremptoires sur tous les sujets, y compris sur ceux qu'ils ne maîtrisent pas, je préfère de loin la prose juridique d'une Stéphanie Scailquin largement inconnue au bataillon des réseaux sociaux. Et pour cause : elle préfère se concentrer sur la matière qu'elle connait le mieux : l'urbanisme.
Le terrain de jeu d'un élu communal (ou, plus largement, un élu tout court) doit-il être celui des réseaux sociaux et des plateaux télé ou celui du terrain et des cabinets ? Ces derniers temps force est de constater que ce sont les réseaux qui emportent la palme. Des Facebook, X ou encore Instagram où les uppercuts prennent souvent le dessus sur l'échange. Des uppercuts qui mobilisent plus le cerveau reptilien que le cortex.
Au gré de mes pérégrinations dans la littérature urbanistique, je suis tombé par hasard sur la note d'orientation sur les charges d'urbanisme rédigée par l'administration de la ville de Namur. Une perle de concision et de clarté... On y explique l'évolution naturelle de la capitale de la Wallonie. Une ville qui attire chaque année de nouveaux habitants qu'il faut loger dans un cadre urbanistique fonctionnel et agréable.
C'est précisément là, je pense, le rôle des charges urbanistiques : imposer aux promoteurs de compenser le développement de leurs projets en les amenant à prendre à leur charge l'évolution du cadre urbanistique environnant. Evolution des équipements collectifs d'assainissement des eaux, gestion des eaux pluviales, gestion des nuisances sonores, attention portée à la biodiversité, mise en valeur de biens patrimoniaux…
Dans ladite note namuroise, ces charges internes et externes sont parfaitement décrites. Tout y est expliqué de manière méthodique et succincte. Alors bien sûr, on dépasse allègrement les 300 caractères que compte en moyenne le post Facebook vindicatif d'un GLB ou d'un Hedebouw, mais quelle clarté ! Quelle efficacité !
Il faut voir dans ce texte bien écrit l'ombre de l’échevine de l’Urbanisme de Namur, Stéphanie Scailquin. Juriste de formation, cette élue est à la fois connue pour son sérieux, sa tempérance, sa prudence et son attachement à un développement urbanistique parfaitement pensé de manière à laisser la ville respirer. Penser, une qualité que l'on ne retrouve que trop rarement chez nos élus. Stéphanie Scailquin ? Je like !