Le permis pour le projet de revitalisation du stade Tondreau à Mons a été octroyé (Atelier de l’Arbre d’Or)

  • image
  • image

La Région wallonne a octroyé le permis pour le projet de réaménagement du stade Tondreau à Mons. Le dossier prévoit plusieurs adaptations par rapport à la première version présentée. Au-delà de sa fonction sportive, le stade intégrera des commerces, une clinique du sport et des habitations. Imaginé par l’Atelier de l’Arbre d’Or, en collaboration avec MC Carré, DTS, Homecorenov et A-Tech, pour le compte de l’entreprise Lixon, le projet peut désormais entrer dans sa phase opérationnelle après plusieurs négociations et recours introduits par des riverains. Le début des travaux est annoncé pour la fin de l’année 2026. 

Le projet prévoit la création de kots, d’appartements, de cellules commerciales, d’une clinique sportive et d’une salle de fêtes. L’objectif est de transformer le stade en un lieu actif au quotidien, et non plus uniquement lors des rencontres sportives. Cette programmation mixte doit permettre d’élargir les usages du site, de diversifier les activités et d’assurer un fonctionnement continu en dehors des jours de match de football. 

Un stade pensé pour un usage quotidien

Le projet se distingue par une approche hybride mêlant infrastructures sportives et fonctions urbaines. Le stade ne se limite plus à l’accueil des supporters, mais s’inscrit dans une logique d’occupation quotidienne. Le programme résulte d’un travail de synthèse entre les propositions de Lixon, les attentes de la Ville de Mons et les demandes formulées par les supporters.

Le réaménagement prévoit l’ajout de 2 000 places, portant la capacité totale à 10 000 spectateurs. Un nouveau parking doit améliorer l’accessibilité du site. Des commerces de proximité prendront place autour du stade afin de répondre aux besoins des visiteurs et d’animer le quartier. Le programme comprend également une résidence étudiante de 200 kots avec cuisines communes, salles d’étude et espaces de détente. Un centre de médecine sportive viendra compléter l’ensemble. Des appartements et studios seront également construits face à la vieille ville de Mons.

Une tribune couverte

Plusieurs ajustements ont été intégrés afin de répondre aux remarques des riverains, notamment la couverture de la tribune 3. Les nouveaux plans prévoient l’installation d’un auvent de type « casquette », conçu comme un élément amovible.

La Ville de Mons prévoit de conclure une convention avec la société Lixon afin que celle-ci prenne en charge l’installation de cette couverture. La tribune 3 rénovée et couverte doit permettre d’améliorer le confort des supporters tout en portant la capacité du stade à 8 000 places dans une première phase opérationnelle.

Le chantier devrait durer environ deux ans. Les matchs de football continueront toutefois à être organisés pendant les travaux. La Ville souhaite faire du site le « premier stade évolutif de Belgique », capable d’adapter l’organisation de ses tribunes et de ses espaces selon les besoins futurs du club et des événements accueillis. Dans cette logique, la tribune 4 ne devrait plus accueillir de supporters dans sa configuration actuelle. Les espaces pourraient être réaffectés à d’autres usages, notamment commerciaux, ou transformés à terme en tribune destinée aux visiteurs.

La mobilité au cœur des discussions

La question de la mobilité reste l’un des principaux enjeux du dossier. Lors des réunions citoyennes organisées entre la société Lixon, le club et la Ville de Mons, les riverains ont exprimé leurs inquiétudes concernant la circulation sur l’avenue du Tir, déjà fortement congestionnée aux heures de pointe. L’avenue doit faire l’objet d’un réaménagement, mais les travaux de voirie et la construction de la nouvelle tribune risquent d’entraîner d’importantes perturbations temporaires.

La Ville indique avoir rencontré les habitants concernés afin d’identifier des solutions adaptées. Des discussions sont également en cours avec l’UMons concernant l’utilisation de parkings situés à proximité du site, dans le but de limiter l’usage de l’avenue du Tir par les étudiants résidant dans le futur complexe. Parmi les pistes envisagées figure l’utilisation du parking de l’IFAPME en dehors des heures de cours et en soirée via une convention spécifique. Les étudiants pourraient également être orientés vers un parking de délestage situé chaussée de Bruxelles, à la plaine de Nimy.

Source Atelier de l’Arbre d’Or, RTBF & Télé MB

  • Partager cet article

Nos partenaires