The Edge : une architecture transparente qui attire les regards sur un complexe d’entreprises multifonctionnel le long de l’E17
Une tour de bureaux vitrée de 40 mètres de haut, un socle industriel allongé et une combinaison ingénieuse de fonctions : avec The Edge, les abords de l’E17, entre Courtrai et Waregem, se dotent d’un nouveau repère architectural. Conçu par Piet Bailyu de Project Architects pour le compte de LCV Real Estate, le projet mise sur la transparence, la flexibilité et une utilisation optimale de l’espace. La première phase est désormais opérationnelle, tandis que l’achèvement de l’ensemble du complexe est prévu pour 2028.
Derrière l’apparente simplicité des façades épurées se cache un important travail d’ingénierie. Les vastes surfaces vitrées intègrent notamment des profilés de vitrine en aluminium spécialement étudiés, des raidisseurs en verre et des solutions de dilatation spécifiques. Pour la réalisation d’environ 3 200 m² de menuiseries extérieures en aluminium, Willy Naessens Bâtiments Industriels a fait appel à Aliplast Aluminium Systems, qui a adapté les solutions techniques aux exigences architecturales du projet.
Superposition des fonctions pour optimiser l’espace
À l’origine de The Edge se trouve l'ambition d'exploiter au mieux le terrain disponible sans compromettre la qualité architecturale. LCV Real Estate et Piet Bailyu ont étudié les possibilités de maximiser les surfaces utiles tout en respectant les prescriptions urbanistiques en vigueur. Cette réflexion a donné naissance à un concept multifonctionnel reposant sur la superposition des fonctions, qui associe efficacement espaces d’entreposage, de stockage, de bureaux et de stationnement.
Le complexe se compose d’un volume logistique allongé comprenant six unités PME et des entrepôts de stockage, de deux volumes de bureaux et d’un parking en toiture. La première tour de bureaux compte sept niveaux et culmine à 40 mètres. Dans une prochaine phase, le projet sera complété par une seconde tour de quatre étages et un showroom de 400 m². L’achèvement de cette extension est prévu pour 2028.
En réunissant différentes fonctions sur un même site, The Edge répond aux besoins des entreprises à la recherche d’espaces flexibles permettant de regrouper leurs activités administratives et logistiques. Les plateaux spacieux et les généreuses surfaces vitrées contribuent par ailleurs à créer des environnements de travail ouverts et baignés de lumière naturelle.
De vastes surfaces vitrées qui exigent une ingénierie poussée
L’architecture transparente de The Edge imposait des exigences élevées en matière de performances techniques des façades. Les grandes surfaces vitrées de la tour de bureaux, combinées aux importantes charges de vent liées à la hauteur du bâtiment, nécessitaient une conception particulièrement rigoureuse. L’enjeu consistait à garantir la stabilité de l’ensemble sans compromettre la pureté des lignes architecturales.
Grâce à sa collaboration de longue date avec Willy Naessens Bâtiments Industriels, Aliplast a été associé au projet dès les premières phases. Cette implication précoce a permis d’adapter les systèmes de façade et leur conception technique aux exigences spécifiques de l’architecture. « Notre valeur ajoutée résidait principalement dans notre capacité à développer rapidement une solution sur mesure, parfaitement adaptée aux attentes de toutes les parties prenantes », explique Alexander Morel, Project Support Manager chez Aliplast. « Cela a permis de réaliser la première phase du projet dans le respect du planning et des objectifs fixés. »
une ingénierie spécifique
Différents systèmes en aluminium ont été mis en œuvre pour le socle industriel et la tour de bureaux. Pour la base en béton, le choix s’est porté sur les façades-rideaux MC55 et les systèmes de fenêtres et portes Star 75. Les étages de bureaux vitrés ont quant à eux été équipés d’un profilé de vitrine spécialement étudié, avec lequel Willy Naessens Bâtiments Industriels travaille depuis de nombreuses années.
Si la majorité des systèmes utilisés proviennent de la gamme standard d’Aliplast, leur intégration dans le bâtiment a nécessité une ingénierie spécifique. Le fournisseur a également pris en charge les calculs de stabilité de l’ensemble des menuiseries extérieures, en tenant compte notamment des dimensions des façades, des charges de vent et de la géométrie particulière du bâtiment. « Cet accompagnement technique, allant de l’ingénierie aux calculs statiques, est particulièrement apprécié par nos clients », dit Alexander.
Des raidisseurs en verre pour soutenir des vitrages de six mètres de haut
L’un des principaux défis techniques se situait aux quatrième et cinquième étages de la tour de bureaux. L’intégration d’une mezzanine y crée une géométrie de façade particulière : les profilés de vitrine s'inclinent vers l’intérieur et le vitrage se prolonge sur deux niveaux, formant des surfaces vitrées d’environ six mètres de hauteur. Pour assurer leur stabilité, des raidisseurs en verre ont été intégrés à la structure. Ceux-ci apportent le soutien nécessaire tout en se fondant aussi discrètement que possible dans l’esthétique transparente de la façade.
« La mise en œuvre des profilés de vitrine spécialement étudiés, combinée aux raidisseurs en verre qui apportent une stabilité supplémentaire aux grandes surfaces vitrées, a représenté un défi considérable », précise Alexander. « En raison de la hauteur du bâtiment, nous avons dû tenir compte de charges de vent importantes. Chaque élément de renforcement éventuel devait donc non seulement répondre aux exigences techniques, mais également s’intégrer parfaitement dans le concept architectural raffiné. »
La largeur des façades constituait également un point d’attention majeur. À certains endroits, celles-ci atteignent jusqu’à 65 mètres. Pour absorber les mouvements de dilatation et de contraction thermique des profilés en aluminium, Aliplast a développé une solution de dilatation spécifique. Celle-ci garantit une liberté de mouvement suffisante tout en préservant l’étanchéité à l’air et à l’eau de la façade.
Des fenêtres oscillo-battantes ont par ailleurs été discrètement intégrées à chaque étage. Elles permettent d'assurer la ventilation naturelle des espaces et de faciliter les futurs déménagements. Leur positionnement et leurs détails de mise en œuvre ont été étudiés en collaboration avec Willy Naessens Bâtiments Industriels afin de concilier fonctionnalité et exigences esthétiques.
Des menuiseries en aluminium qui s’effacent au profit de l’architecture
Au-delà des défis structurels, l’intégration esthétique des menuiseries extérieures a joué un rôle essentiel dans le projet. L’objectif architectural était de préserver au maximum la transparence des façades tout en limitant la présence visuelle des profilés.
À l’intérieur, seul le verre devait rester visible. Les menuiseries en aluminium ont donc été soigneusement dissimulées derrière les finitions de sol et les faux plafonds. À l’extérieur, de fins profilés verticaux confèrent aux façades un rythme régulier et une apparence épurée. L’anodisation de teinte bronze des profilés de vitrine contribue également à l’homogénéité architecturale de la tour.
« Pour l’observateur, le résultat final semble d’une grande simplicité. En réalité, cette façade est le fruit d’une approche technique extrêmement réfléchie, où chaque détail a été soigneusement étudié afin de s’intégrer parfaitement au concept architectural. C’est précisément cette fusion harmonieuse entre technique et esthétique qui rend ce projet si remarquable. Grâce à son envergure, à son architecture distinctive et à sa situation stratégique le long de l’E17, The Edge constitue un projet de référence dont nous sommes particulièrement fiers », conclut Alexander.