Le Stella, un entrelacs de béton et de mosaïque en mouvement

L’architecte Jean-Pierre Lott a conçu un bâtiment étonnant, tout en hauteur et rondeurs, avec passerelles suspendues et rues hautes. Le Stella est un immeuble mixte composé de 99 logements, d’une école maternelle et de bureaux en plein centre de la Condamine, le quartier historique et commerçant de la Principauté de Monaco.

 

Le Stella est situé sur une étroite parcelle d’angle bordée par un jardin d’enfants et des immeubles de logements. Mais loin de le desservir, cette situation urbaine offre au projet une grande visibilité. Le bâtiment se déploie sur deux registres très épurés. De l’entresol à R+2, un socle de verre accueille les espaces professionnels (école et bureaux). De R+3 à R+12, un imposant voile ondoyant en béton, recouvert de mosaïque blanche, est délicatement posé sur le socle pour la partie logements.

Une dualité abstraite

Le projet urbain trouve sa force dans cette dualité abstraite. Le bâtiment, par sa simplicité, son abstraction, n’est pas perçu comme une masse statique mais semble en mouvement. Les courbures et les inflexions de la résille offrent aux passants des perspectives du projet sans cesse changeantes, organiques. La façade, spectaculaire, joue avec la lumière pour sublimer l’aspect ‘sculpture urbaine’ du bâtiment, permis par ce grand ruban blanc qui habille la construction et la protège.

Le Stella génère son propre paysage : les prospects très resserrés avec les propriétés voisines sont à l’origine de la conception du grand voile courbe. Celui-ci abrite d’imposantes loggias qui cachent et filtrent la vue sur les immeubles voisins, très proches, tout en offrant de larges vues sur la mer. Distribué sur 16 niveaux, le projet se divise horizontalement en deux volumes distincts.

Une grande verrière à triple vocation

Composé de 4 niveaux et doté d’une façade en verre, le socle regroupe une école et des bureaux d’université. Ces niveaux sont enterrés du côté de la rue Vento, du fait de la grande déclivité du terrain, et n’ont de façade que sur la rue Clerissi. La grande verrière est un point fort du projet. Sa peau extérieure est composée de grands vitrages aléatoires qui font écho aux variations de la façade ondoyante des terrasses et logements. Elle abrite un vaste patio végétalisé, offrant un écrin de verdure et de la lumière naturelle à l’école et à l’université.

Cette verrière a une triple vocation : les passants profitent d’un décor verdoyant avec la vue sur le jardin intérieur, l’école est protégée de la vue directe depuis l’extérieur et l’entresol profite d’un éclairement naturel. Deux niveaux de parking en sous-sol complètent l’opération. Les ascenseurs, privatifs et indépendants, relient appartements et parkings.

Passerelles, typologie des appartements et rues hautes

Tous les deux étages, des passerelles aux gardes corps vitrés permettent l’accès du bâtiment A vers le bâtiment B. Ces coursives forment un élément central de la composition car elles offrent une large échappée visuelle entre les bâtiments et la traversée devient un moment de découverte de la ville. Ce réseau de passerelles suspendues entre les différents blocs crée des nœuds de communication qui donnent accès aux logements mais aussi aux salles de fitness, offrant aux résidents un cadre de vie à part.

Les appartements s’organisent sur deux niveaux et sont distribués par des rues également tous les deux niveaux. Un seul hall est créé pour l’opération. Il distribue des rues donnant chacune accès à 21 logements aux étages 3, 5, 7 et 9 puis 15 logements à l’étage 11 (6 dans le bloc A + 9 duplex en R+11 et R+12 dans le bloc B). Ce système de distribution offre aux résidents une idée de collectivité, d’habiter un lieu unique et appropriable.

Des « appartements tubes »

Situé en centre-ville, cet immeuble offre des logements singuliers de petite taille pour une population plutôt jeune, conçus comme des ‘appartements tubes’. Chaque appartement est conçu et se déploie sur deux niveaux dans un seul volume de 3,70 m par 13 m de longueur et 5,70 m de hauteur. Les chambres se situent à l’étage, en balcon sur le séjour, qui lui se trouve de plain-pied avec la rue intérieure. Ces trois dimensions, longueur, largeur, hauteur, sont appréhendables à chaque point de l’appartement ; la terrasse loggia est la continuité du volume du séjour.

Pour les niveaux supérieurs, des découpes élégantes accueillent les volumes dédiés aux logements. S’inspirant de sa conception de la résidence Le Simona, Jean-Pierre Lott propose avec Le Stella des appartements de taille plus réduite mais dont l’agencement optimisé offre des volumes généreux et un espace de vie à la fois intimiste et ouvert sur l’extérieur.

 

Source: Metropolis Communication
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