Obturation des conduites traversant des parois résistant au feu

Pour garantir la résistance au feu d’un élément de construction (mur, plancher), il est essentiel d’obturer correctement toutes les traversées fonctionnelles (conduites de fluides et d’air, câbles électriques…). La NIT 254, consacrée à l’obturation des traversées de parois résistant au feu, est basée sur un principe simple, mais impératif, visant à garantir la sécurité contre l’incendie : « Si une paroi verticale ou horizontale doit être résistante au feu, il en va de même pour les traversées et autres affaiblissements. ». Le 1er décembre 2016 clôturant la période de transition de quatre ans prévue par la législation (2), ce rappel d'un article du CSTC n'est pas inutile.

 

Installateurs, préparez-vous !

La résistance au feu des dispositifs d’obturation des conduites traversant des parois doit être démontrée conformément à la réglementation incendie applicable en Belgique. Ainsi, pour tous les nouveaux bâtiments (à l’exclusion des maisons unifamiliales), la résistance au feu devra être attestée par des essais réalisés selon les normes européennes en vigueur (1). Pour les produits ne faisant pas l’objet d’un marquage CE, l’ancienne classification belge (Rf ½h, par exemple) peut encore être utilisée jusqu’au 1er décembre 2016.

Après cette date, seuls les dispositifs d’obturation dont la résistance au feu est attestée selon la norme européenne pourront encore être placés sur les chantiers. Ceux bénéficiant uniquement d’un classement selon la norme belge ne seront plus autorisés. Le 1er décembre 2016 clôture ainsi la période de transition de quatre ans prévue par la législation (2).

 

Classification européenne : de nouveaux critères à prendre en compte

Selon la classification européenne, un élément ou un dispositif résistant au feu sera classé E 30, E 60, E 120, EI 30, EI 60 ou EI 120, le chiffre indiquant la durée de résistance au feu en minutes, la lettre E l’étanchéité au feu et la lettre I l’isolation thermique.

Outre ces critères principaux, d’autres s’ajoutent spécifiquement pour les dispositifs d’obturation des conduites. L’indication U/U, C/U, U/C ou C/C permet de signaler si l’extrémité des conduites est obturée ou non pendant l’essai au feu. La première lettre correspond à la situation dans le four et la seconde à la situation hors du four (voir tableau ci-dessous).

Une hiérarchie existe entre les différentes situations. Les essais effectués en présence d’extrémités ouvertes (U/U) correspondent à la situation la plus défavorable, car, les deux extrémités étant ouvertes, le feu pourra plus facilement se propager. Les résultats de ces essais peuvent dès lors être utilisés dans toutes les situations (U/U, C/U, U/C et C/C). Les essais C/U peuvent être utilisés dans les situations C/U, U/C et C/C. Les essais U/C peuvent à leur tour être utilisés pour les situations U/C et C/C, alors que les essais C/C ne peuvent être utilisés que dans la situation C/C.

Soulignons que les essais selon l’ancienne classification belge étaient systématiquement réalisés avec les extrémités bouchées, c’est-à-dire pour la situation la moins critique (C/C) de la nouvelle classification européenne.

 

A quoi correspondent U et C ?

En théorie, le principe est assez simple :
 

  • du côté où la conduite sera ventilée in situ, l’extrémité de la conduite doit être ouverte (U) lors de l’essai
  • du côté où elle ne sera pas ventilée, l’extrémité peut être fermée (C).

Dans le cas de conduites d’évacuation d’eau, différentes situations peuvent se rencontrer, comme en témoigne la figure ci-dessous. Prenons le cas d’un incendie dans le compartiment F et évaluons le risque de propagation depuis ce compartiment vers la trémie verticale par le biais d’une conduite sanitaire traversant la paroi résistant au feu (n° 7).

 

Poursuivez la lecture de cet article sur le site du CSTC.

Source: CSTC
Partager cet article:

Nos partenaires