Enquête : les Belges et leur cuisine

Par le biais d’une enquête* menée récemment, le cuisiniste Kvik a voulu en savoir plus sur les habitudes des Belges en matière de cuisine et surtout sur la façon dont ces habitudes ont évolué au cours de l’année passée. Le Belge a-t-il passé plus ou moins de temps dans sa cuisine ? Quelles nouvelles fonctions et besoins sont apparus ? À travers des approches intéressantes, Herman Konings, analyste de tendances, transpose les résultats de cette enquête en 4 tendances sociales d’aujourd’hui et de demain.

 

Nous avons découvert que dans la cuisine, les surfaces non destinées à la cuisson étaient davantage utilisées pour travailler ou faire les devoirs. Près de la moitié des personnes interrogées (46 %) ont passé plus de temps dans la cuisine en 2020 qu’en 2019. La préparation des repas représente la majeure partie de cette activité accrue, mais 20 % des personnes interrogées ont également indiqué que la pièce sert désormais aussi de bureau.

Une nouvelle façon de travailler

Herman Konings est d’avis que le besoin d’une cuisine compartimentée ou même complètement séparée augmentera parmi les trentenaires et les quarantenaires. Cette évolution de la cuisine ouverte vers une cuisine séparée est principalement attendue au sein des familles nombreuses pour lesquelles le télétravail est devenu la norme (imposée par les autorités). La cuisine jouera le rôle d’un 'sanctuaire de silence' où les parents pourront se réfugier dans le cadre des défis que comporte le télétravail en présence de jeunes enfants. 

Santé (mentale)

Une crise sanitaire mondiale nous incite à investir proactivement dans un corps et un esprit sains et résilients. Il a été consacré plus de temps, d’argent et d’énergie à une alimentation plus saine, plus d’exercice, plus de gestion du stress, plus de ventilation des espaces clos, etc. Il est clair que a cuisine n’échappera pas à cette quête d’une meilleure santé.

Le télétravail et le travail flexible ont également engendré un nouvel intérêt pour la « décompression créative dans la cuisine ». Les Belges ont découvert l’effet apaisant du rangement, de l’organisation et de la créativité avec l’utilisation de nouveaux ingrédients. 39 % des répondants ont montré plus d’engagement dans la cuisine : en utilisant des produits frais ou de qualité, en cuisant son propre pain/ses propres gâteaux, en testant de nouveaux plats complexes… Cela a incité les gens à consommer moins de sucre, de sel et de gras et plus de produits frais, végétaux et variés.

Durabilité

Nous observons une attention accrue tant pour la santé physique personnelle que pour la santé de notre cadre de vie au sens large. Étant donné l’obligation répétée à rester chez nous, notre respect pour un environnement vivable et naturel a progressé. Qui n’est pas devenu accro à sa promenade hebdomadaire en plein air ? Cette tendance se traduit aussi par un intérêt accru pour les alternatives plus durables (biodégradables) des marchandises que nous achetons.

La durabilité est également au cœur des activités de Kvik : La société  ambitionne de fabriquer toutes les  façades exclusivement en PET recyclé d’ici la fin 2021, et d’obtenir une neutralité carbone d’ici 2022. Les clients demandent de plus en plus explicitement un design durable. Outre le succès de sa toute nouvelle cuisine verte Ombra aux façades en PET recyclé, Kvik perçoit aussi une tendance à utiliser des matériaux naturels tels que le bois : « Chez Kvik, nous constatons une forte demande pour des façades en bois, surtout en chêne clair ou foncé », explique Claus Johnsen, responsable du design chez Kvik. « Le bois est un matériau renouvelable dont la production exige beaucoup moins d’énergie que pour des autres matériaux. Nous observons que les gens ont envie de créer une ambiance authentique et chaleureuse. Le bois étant le choix ultime en termes de durabilité et de naturalité, nous sommes persuadés que cette tendance perdurera encore de longues années. »

Connectivité

La technologie a investi la cuisine dès les années '50 (cuisinière, réfrigérateur, hotte aspirante, lave-vaisselle…) Afin de faciliter notre vie quotidienne, la technologie a gagné du terrain dans la cuisine, sous la forme de bits et d’octets, d’écrans et de temps d’écran. Paradoxalement, la présence de cette technologie génère par la même occasion le besoin d’échapper à tous ces gadgets numériques. Selon Herman Konings, cela s’explique par le fat que « nous suivons simplement une loi fondamentale de la psychologie : ce qui se raréfie acquiert de la valeur. On attache plus de valeur à l’analogique, au multi sensoriel, à l’authentique… ».

Mais le fait de passer plus de temps chez soi a aussi engendré des modifications dans la connectivité humaine. Un tiers des personnes interrogées ont changé la fréquence et la manière de prendre les repas au cours de l’année écoulée : les participants ont déclaré manger plus régulièrement en famille et passer généralement plus de temps en cuisine avec leur famille.

Après les nombreuses adaptations que nous avons tous dû effectuer au cours de l’année écoulée, tant dans la cuisine qu’ailleurs, beaucoup d’entre nous se demandent quelles tendances résisteront au passage du temps. Nous savons que les périodes de crise accélèrent et généralisent certaines tendances déjà à l’œuvre. Pour notre part, nous sommes convaincus que la cuisine durable caractérisée par une conscientisation accrue quant au temps passé en famille et par une attention plus forte pour les produits frais figurera parmi les tendances qui perdureront.

 

* résultats basés sur une enquête en ligne réalisée par Bilendi à la demande de Kvik pendant deux semaines auprès de 300 répondants âgés de 25 à 70 ans, propriétaires de leur propre appartement ou maison.

 

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