265 000 ardoises pour orner les toitures de la Cité internationale de la langue française

En octobre 2023, la Cité internationale de la langue française ouvrira ses portes au public, au cœur du château de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne (Hauts-de-France). Bâti au XVIe siècle par François Ier, ce joyau royal est associé à la signature, en 1539, de l’ordonnance éponyme qui imposera le français dans les actes administratifs et juridiques. Il était cependant sans affection et à l’abandon depuis 2014. Sous l’impulsion du président Emmanuel Macron, sa campagne de restauration a été lancée en 2020, sous la maîtrise d’ouvrage du Centre des Monuments Nationaux.

Cupa Pizarras, leader mondial de l’ardoise naturelle (implanté à Rennes depuis 1990) y a contribué en livrant 265 000 ardoises de sa sélection Monument Historique.

Entre mars 2021 et janvier 2023, 45 couvreurs se sont mobilisés pour réhabiliter 3 600 m2 de toiture, dans le cadre d’un groupement composé de trois sociétés : Balas, expert de la rénovation du patrimoine (mandataire et chargé de la coordination), accompagné de deux entreprises locales spécialistes de la couverture, Lelu (Pimprez) et Roquigny (Soissons).

Deux années de travaux pour sortir un château royal des ruines

La restauration de la toiture du château de Villers-Cotterêts a débuté en décembre 2020, avec le dépôt d’une couverture en bac acier qui faisait office de solution temporaire. Une étude complète de la charpente a été menée avant de pouvoir poser la première ardoise, en mars 2021.

Pour mener à bien ce chantier monumental, trois périmètres ont été confiés aux entreprises sélectionnées pour la refonte de la couverture :

  • le groupe Balas a été chargé des ailes Nord, Ouest et Sud (pour un total de 120 000 ardoises), 
  • Lelu est intervenu sur l’aile Est et Roquigny sur le bâtiment du jeu de paume (sport ancêtre de l'actuel tennis, prisé par François Ier).

L’approvisionnement du chantier a, quant à lui, été assuré par le distributeur Asturienne.

Frédéric Poisson, Chef de projets chez Balas, explique :

“C’est une vraie fierté d’avoir contribué à restaurer ce château chargé d’histoire où le blason de François Ier est omniprésent. C’était un projet très technique puisqu’il fallait aussi tenir compte des trois tourelles circulaires, des deux tourelles carrées et de la grande verrière qui recouvre la cour du jeu de paume. Nous avons ainsi géré plusieurs chantiers en parallèle, en collaboration avec les maçons et les charpentiers. Il est rare d’intervenir sur une réalisation de cette envergure pour une refonte complète et nous sommes ravis d’avoir pu mettre le savoir-faire de Balas en matière de patrimoine au service de sa renaissance.”

Une sélection Monument Historique Cupa Pizarras dédiée aux joyaux du patrimoine

Pour Villers-Cotterêts, Olivier Weets, architecte en chef des monuments historiques, a choisi une sélection d’ardoises qui orne également le Palais de la Bourse de Bordeaux, le château d’Azay-le-Rideau ou encore celui de Fontainebleau. 

Taillée à la main, la sélection Monument Historique est extraite dans les meilleures zones des carrières espagnoles de Cupa Pizarras. Elle est particulièrement appréciée pour sa teinte gris foncé, sa fiabilité et sa longévité. Pour respecter le caractère de l’édifice, les couvreurs ont procédé à une pose dite “brouillée”, en installant des ardoises de dimensions différentes : majoritairement en 30x20 cm, mais aussi en 30x18, et en 30x16

Stéphane Renard, Directeur commercial de Cupa Pizarras France, indique :

“Nous sommes très heureux d’avoir participé à ce projet présidentiel. La France est notre premier marché mondial, nous y exportons 80 000 tonnes de schiste chaque année, et le château de Villers-Cotterêts est une nouvelle référence d’exception pour Cupa Pizarras. Au-delà de son caractère traditionnel, l’ardoise permet de prolonger la vie des édifices historiques grâce à sa pérennité : sa durée de vie est estimée à une centaine d’années. C’est également le matériau de couverture dont l’empreinte carbone est la plus faible tout au long de son cycle de vie, ce qui permet de concilier histoire et futur, au regard des enjeux environnementaux qui s’imposent aujourd’hui à nous.”

Source: Cupa Pizarras
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