Une Maison Mieux-Être pour le Grand Hôpital de Charleroi

Images : Goffart Polomé Architectes
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Le Grand Hôpital de Charleroi, voulant améliorer le suivi psychologique des personnes atteintes d’un cancer, avait lancé un appel d’offre pour la création d’une Maison Mieux-Être, un lieu privilégié destiné à accueillir et suivre les patients confrontés à la maladie dans un environnement plus chaleureux et accueillant. Ayant remporté le concours, Goffart Polomé Architectes a introduit la demande de permis juste avant les congés de fin d’année.

Située à proximité du nouveau pôle médical à l’entrée de Charleroi, la Maison Mieux-Être se déploie sur le terril des Viviers, écrin de verdure d'une étonnante diversité, profitant d’une vue panoramique sur le chapelet de terrils du bassin carolo.

 

Structure sur pilotis

Dans ce milieu fragile, la Maison s’implante sur une structure en pilotis, à la fois limitant l’impact du bâtiment sur son environnement direct et servant également de refuge pour la faune locale. Le projet s’inscrit comme véritable figure paysagère où la frontière entre architecture et jardins s’estompe, créant ainsi des lieux de contemplation, de déambulation ou de méditation. A l’instar d’un arbre, le bâtiment s’enracine délicatement sur la colline et guide le visiteur au fil des pontons surélevés vers le cœur du lieu. Ces cheminements délimitent autant de zones paysagères différentes liées aux conditions du site mais également liées aux usages propres de la Maison. Ces cheminements couverts servent également d’interface protégeant la Maison des différentes sources d’interférences à proximité (voisinage, Hôpital, …). Par ailleurs, l’un des défis du projet visait à gérer la hiérarchie entre les espaces au sein de la Maison en mettant en place différents seuils d’intimité tout en effaçant au maximum la séparation entre intérieur et extérieur. Pour ce faire, la Maison s’organise comme un noyau technique autour duquel les différentes activités proposées prennent place. De cette manière, peu importe le moment de la journée, les visiteurs de la Maison profitent d’une vue panoramique sur le parc et sur la paysage carolo.

 

Espaces temps

La conception de la Maison est intimement liée à la notion de temps. D’abord à l’échelle de la journée avec l’accent mis sur son aménagement en proposant un schéma évolutif où les fonctions techniques sont concentrées dans un noyau au cœur du bâtiment tandis que les pièces de vie, de travail et de conseil s’articulent en périphérie créant des espaces tantôt privatisables, tantôt ouverts en lien avec le foyer.

Ensuite, à l’échelle des saisons, avec l’accent mis sur un aménagement paysager offrant un cadre contemplatif en toute saison. L’interaction importante entre intérieur et extérieur va au-delà de la simple relation visuelle. En effet, les différentes façades de la Maison sont séparées du parc par des toitures abritant des espaces extérieurs couverts dont l’épaisseur et l’usage évolue selon l’orientation. Parfois simple protection contre le soleil ou la pluie, ces espaces deviennent de réelles pièces à vivre tantôt comme terrasse couverte ou comme belvédère s’ouvrant sur le paysage. Ces marquises créent une prolongation de la Maison au-delà de ses propres limites et invitent ainsi les visiteurs au plus près de la nature.

Enfin, le projet est conçu pour absorber les différents temps de la maladie. Familier, le projet renvoie à l’imaginaire du cocon familial, du foyer et met l’accent sur la progression dans l’espace et la cohabitation de fonctions tantôt intimes tantôt collectives et de partage. L’expression de la matérialité renvoie également à cet imaginaire domestique partagé : d’un côté la brique exprimant la solidité et la permanence du noyau. D’un autre côté, le bois renvoie à l’atmosphère d’un gîte en pleine nature ou de la cabane en forêt.

 

Conception durable

Le projet s’inscrit dans une importante réflexion de durabilité en privilégiant des matériaux durables et recyclables. Le bois, issu d’exploitations durables labelisées (PEFC, FSC), en est la principale composante tant structurelle qu’esthétique. Il est également intégré dans une recherche d’optimisation de cycle de vie au travers du logiciel TOTEM. La conception même du bâtiment s’intègre dans une perspective de durabilité, considérant son évolutivité. En effet, l’agencement structurel et fonctionnel présuppose la potentielle extension du bâtiment par l’ajout d’un étage supplémentaire. Concrètement, des trémies en attente sont intégrées au projet afin d’y intégrer escalier et ascenseur le jour où le bâtiment serait agrandi. L’aspect circulaire est également présent dans l’élaboration du projet au travers de la possibilité de récupérer les mobiliers et autres équipements issus du déménagement des hôpitaux de Charleroi au sein du nouveau pôle médical adjacent.

Source: Goffart Polomé Architectes
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